Le confinement aura-t-il été une parenthèse sur les routes congolaises ? Oui, incontestablement. Peu de voitures, c’est forcément moins d’accidents. Mais avec beaucoup de voitures les routes ont fait émerger de mauvaises habitudes ces derniers temps. De la sensation de liberté au sentiment d’impunité… jusqu’à la sortie de route, parfois mortelle. Ce mardi, un accident de la route a fait deux morts et de nombreux blessés sur la route nationale. Il s’agit d’un bus du transporteur Océan du Nord qui enregistre quasiment trois accidents mortels en un mois. Un vrai record !

Aussitôt informés, les premiers secours ont été déployés sur le site. Le tragique bilan provisoire est de deux morts.

Les circonstances de l’accident ne sont pas encore élucidées, et une enquête sera diligentée par les services compétents pour déterminer les causes exactes du drame.

Les accidents de la route sont fréquents au Congo-Brazzaville.

Même si les accidents de la route interviennent toujours, quelles que soient les précautions, les causes des accidents sur les routes congolaises interrogent dans la plupart des cas, sur les capacités réelles des chauffeurs à prendre le volant et surtout leur aptitude à s’adapter au trafic sur des routes à circulation intense.

C’est à croire que chacun use de son propre code de la route qu’il adapte à sa manière, sans se préoccuper des autres usagers ou même des messages envoyés par la route elle-même, à travers les panneaux – quand ils existent – ou encore par la configuration géographique de ladite route, en anticipant sur les éventuelles situations qui peuvent causer un accident, ce en interpellant l’intellect, voire l’expérience du chauffeur.

Chevauchement de la ligne continue en toute aisance, dépassement sans avoir préalablement évalué la vitesse du véhicule que l’on dépasse qui souvent accélère pour ne pas se laisser doubler, ou encore la distance pour un éventuel rabattement avant de croiser un véhicule venant en sens inverse, dépassement à un virage serré dépourvu de visibilité, course-poursuite des chauffeurs se livrant à un concours ‘’d’habileté au volant’’, sur fond de klaxon et même d’encouragements des passagers à bord, le tout parfois arrosé d’une bouteille d’alcool ‘’sifflée’’ en pleine conduite pour semble-t-il « garder la forme ».

Autant d’infractions graves au code de la route, qui sous d’autres cieux, vaudraient au conducteur jusqu’à une suspension du permis de conduire, à défaut de l’immobilisation du véhicule, mais qui au Congo, sont de l’ordre du naturel et qui n’émeuvent point, outre-mesure.